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 Lyon, Orchestre des jeunes de l’Arc alpin

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cerclefeu
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Date d'inscription : 19/10/2008

MessageSujet: Lyon, Orchestre des jeunes de l’Arc alpin   Mar 11 Nov - 13:46

Lyon, Auditorium-Orchestre National de Lyon
Académie de l’Orchestre National de Lyon
Concert du dimanche 9 novembre 2008 à 17h

Leonard Bernstein, Ouverture de Candide
Aaron Copland, Fanfare for the Common Man
Charles Ives, The Unanswered Question
Antonín Dvořák, Symphonie n°9 en Mi m « du Nouveau Monde »

Orchestre des Jeunes de l’Arc alpin
Jean-François Verdier, direction

Ils étaient 92, âgés environ de 15 à 22 ans, tous élèves en 3ème cycle des conservatoires de Lyon, Grenoble, Bourgoin-Jallieu, Chambéry, Annecy… et c’était le dernier concert de la tournée de leur session 2008.

Ce final, tout en beauté, fut à la hauteur d’un programme osé, riche et ambitieux, concocté par leur chef du moment, Jean-François Verdier, qui a déployé un véritable talent en conduisant cet orchestre qui a, dès les premiers accords, montré de surprenantes qualités, comme la beauté, la transparence, le velouté des sonorités et tout particulièrement la cohésion des cordes, la virtuosité des percussions, la musicalité et la sûreté des « solistes » comme le cor anglais dans Dvorak et la trompette dans Copland (deux jeunes filles)), dont les interventions délicates demandaient une maîtrise totale de leur instrument. Je n’oublierai pas pour autant le piccolo, la flûte, le hautbois…

La première partie de ce concert a été en tous points remarquable : fougueuse, éclatante, émouvante et parfois époustouflante. Jean-François Verdier a su maîtrisé avec intelligence cet ensemble de jeunes musiciens venant de lieux différents, en leur donnant la confiance nécessaire et en leur laissant la liberté tout en les contenant pour les amener sans autorité apparente vers l’interprétation souhaitée. Ils ont suivi leur chef avec une remarquable attention.

Rythmes accentués, joie et truculence chez Bernstein, cuivres aux sonorités larges et claires dans la plus parfaite homogénéité chez Copland, solistes remarquables, deux flûtes, un hautbois, une clarinette et une trompette dont la petite phrase répétitive de 4 ou 5 notes fut jouée en toute sûreté dans une parfaite tranquillité, chez Ives, où les cordes assurèrent la trame harmonique en un pianissimo exemplaire, firent de cette première partie du concert, un grand sommet d’émotions partagées.

Le danger d’une œuvre rabâchée ou le manque d’une solide maturité – ce qui paraît normal – la symphonie de Dvorak a semblée bien fade après les prouesses techniques et musicales de ce que nous venions d’entendre. C’était nettement plus tendu, surtout chez les vents. Moins de précisions de la part des bois et, à l’exception du remarquable pupitre de trombone, moins de puissance et d’assurance chez les cuivres. Le redoutable thème du 4ème mouvement qui aurait dû, chez les trompettes, dominer l’orchestre, a été enfoui en permanence dans la masse sonore d’un orchestre moins explosif, revenu à l’état d’excellents élèves, contredisant cette première partie interprétée en futurs et grands musiciens professionnels.

Peu importe, l’Orchestre des jeunes de l’Arc alpin a montré ce que l’on pouvait obtenir avec un enseignement de qualité. Leurs professeurs doivent être associés à cette réussite, ainsi que les musiciens de l’Orchestre National de Lyon ayant encadré ce stage 2008.

Je me pose alors une question. Les professeurs de ces jeunes artistes ont-ils suivi les directives officielles préconisées par le département, la région ou l’état, et transmises par leur directeur, souvent porteur de ces malheureuses initiatives, qui consistent à l’abandon du travail et de la technique aux profits de méthodes laxistes non spécialisées étant sensées apporter le plaisir de la musique ? Non, je ne crois pas. Ces jeunes musiciens ont derrière eux des années et des heures de travail journalier, sans lesquels ils n’auraient pu entrer au sein de cet orchestre, ce qui ne peut que réjouir ceux qui ont encore la conviction que c’est par le travail et la ténacité que l’on peut gagner.
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